16 mai
MohammedRafiqElena Martinez
Chère mère,
À présent que je suis devenu grand. Je suis conscient de ce qu’il vous a fallu de patience et de temps pour que devienne un adulte d’un petit enfant. Que de larmes vous avez versé pour les miennes; pour ces brefs orages que duraient mes peines, alors que vous, vous en portiez le poids durant de longues semaines. Que de fois vous avez du retenir des mots tendres, pour vous refaire la voix plus sévère et me demander d’aller ranger ma chambre.
Aujourd’hui je comprends davantage la valeur de toutes ces heures, pendant lesquelles vous écoutiez, nos visions chimériques ou vous tempériez nos révoltes épisodiques. Je sais à présent que souvent vous avez dû contenir vos élans du cœur, car une mère ne connaît le vrai bonheur que dans l’assurance de celui de ses enfants. Et qu’il vous aura fallu tant d’années de votre vie, de gestes gratuits, de soucis pour enfin goûter au fruit de votre dur labeur. Alors que moi, par trop de pudeur je retenais en moi tous mes « mercis » réunis.
Chère mère, si je vous confiais à présent que vous avez fait pour moi, ce qui devait être fait…
Alors vous ne porteriez plus sur vos frêles épaules, le poids de vos propres reproches et de vos regrets à mon sujet.
Tout ça parce que je ne vous ai pas dit plutôt ces bien simples mots : « Maman, je vous aime infiniment»
Votre enfant
© Tous droits réservés, Elena Martinez
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13 mai
MohammedRafiqmohammedelqoch, poeme
Tu nous réveillais à l’aurore
Chaque fois que la nuit venait à peine
De rendre ses armes, de périr
Toi et le froid complices
Et tous nos corps fragiles et frêles
Encore hypnotisés, fascinés,
Sous l’emprise de la toile du sommeil
Tu nous aimais à en mourir
J’épiais tes larmes abondantes
Que tu cachais souvent
Et tu faisais mine de rire
Je n’osais regarder ton visage
De peur d’éveiller les soupçons
De peur que mes larmes perlent
Malgré le poids du temps pesant
Tu parvenais passionnément à le défier
Tu parais notre table de mets improvisés
Pour satisfaire notre faim de loups
Quand une fièvre rôdait autour de nous
Comme un chacal affamé devant sa proie
Tu veillais tard la nuit, sans fermer l’œil
Et ton doux chant nous tenait compagnie
Tu guettais nos chemins du retour
Chaque fois que le soleil
S’en allait mourir sous les décombres des ombres
Ton sourire illuminait nos pas
Nos nuits baignaient dans la lumière
Tes yeux étaient le reflet, l’étincelle,
L’étoile, l’unique phare…
Femme, amie, confidente…
MERE, je te dis
Main sur le cœur…
© Mohammed El Qoch 2012
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13 mai
MohammedRafiqFattoum Abidi, poeme
• mère-enfant_1901.jpg
Bonne fête maman,
Bonne fête ma lumière de vie,
Bonne fête ma berceuse,
Bonne fête ma merveilleuse maman,
Bonne fête ma fée de tendresse,
Bonne fête mon Morphée de noblesse,
Bonne fête ma lueur de sagesse,
Bonne fête mon rayon du savoir,
Dont la lueur,
M’éclaire,
M’honore,
Me valorise,
M’apprend,
L’art du temps,
L’art de la vie,
Le savoir,
Les bonnes manières de vivre,
Tu es ma première école,
Tu es mon école précieuse,
Tu es la formation de ma personnalité,
Tu es l’art de bien être,
Ma maman,
Si tu savais combien je t’aime,
Si tu savais combien tu es précieuse pour moi,
Si tu savais combien je suis un être heureux grâce à ta présence dans ma vie,
Si tu savais combien ta présence est importante,
Pour mon équilibre psychologique,
Maman, sois toujours à côté de moi,
J’ai besoin de toi,
Ma maman si tu te fâches contre moi,
C’est parce que tu m’aimes,
C’est parce que tu veux que je sois un bon modèle
Dans la bonne éducation et dans les vertus morales et humaines,
Bonne fête ma maman,
Bonne fête toutes les mamans du monde,
Je vous aime toutes avec toutes vos différences,
Avec toutes vos appartenances,
Je vous aime les mamans du monde.
Prenez soin de vous.
Car la vie sans vous,
Elle n’a pas de valeur, ni de saveur.
Fattoum Abidi (droit d’auteur).
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13 mai
MohammedRafiqGaëtan Parisi
J’ai connu les frissons
Une avalanche de frissons
Sous la tendresse
La délicatesse
La sagesse
De tes bras
Jusqu’au trépas
De ma jeunesse
A l’apogée de l’aurore
Quand les songes en or
Perdent leurs parfums
Les parfums
Tellement humains
De tes baisers divins.
Une larme
Déferle
Perle
Gèle
Elle
Inonde mon coeur
D’un regret moqueur
Une atroce sentence
Dans notre existence
L’absence
Quand au petit matin
Nous avons pris un autre chemin.
Mes pleurs se mêlent
Aux chants
De nos batailles
Nos retrouvailles
Dans tes entrailles
Eternelles.
J’erre dans le présent
Intemporel
Dans le silence
Sans nouvelles espérances
De ces temps de danse.
Les jours ont volé la prestance
De ces moments de connivence.
Les couleurs des derniers crépuscules
Sous mes pensées se bousculent.
L’ivresse
De ton amour de princesse
Manque à ma détresse.
La main de ta poésie
Reconnue comme idéologie
D’un pointé au ciel
Peint en azur le sombre
Le sombreDe l’ombre
De mes souvenirs de miel.
Sous tes coups de pinceaux
Ton sein devient ruisseau
L’éclat de tes yeux
Un souffle d’étoiles
Un vent délicieux
Qui sur cette toile
En rafale
Dévale
S’affale
S’installe.
Sous ce feu de lumière
Comme l’arc-en-ciel éphémère
Tu brilles
Ma mère
© Gaëtan Parisi 13/05/2012
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11 mai
MohammedRafiqMohamed El jerroudi
Œuvre de l’artiste Youssef El Haddad.
J’ai lu l’oubli que nous serons
Sous l’ombre des murailles
J’ai transporté l’eau douce au désert
Jusqu’au sable du refus
Le mirage se déroulait sous mes paupières
Epuisait mon regard
Et chantait les poèmes aux pèlerins
Les voyageurs m’ont invité au voyage
Ma peau marquée du feu de leur sueur
Les yeux secs cherchaient les chemins nomades
C’est l’heure d’un départ sans retour
Mes mains ont écrit sur le mur de ma demeure
Mes doigts on égrainé les graines de poussière
Et le muet que je suis a prié sur les bosses des dunes
C’est l’heure d’un vrai départ
Là-bas
Des mains dessinent le visage de la misère
Le visage de notre époque allume une flamme morte
Chaque jour qui naît enjambe le lendemain
Là-bas la mort embarque la mort
Le silence dévore les cris de ceux qui sont parti
Je rêve de les retrouver demain au seuil de mon départ
Demain je serai heureux peut-être.
©Mohamed El jerroudi – 30-08-2010
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10 mai
MohammedRafiqIbtissem Sassi, poeme
Des fois le cœur se resserre
Avec l’impression de ce désert qui erre
Des éclats de vers
Traversent nos terres
Sans un regard vers les misères
Je me sens triste avec un cœur qui pleure
Car sans tes bras…
La vie n’est plus qu’un leurre …
Mes mains souffrent
Je me sens au bord d’un gouffre…
Il y’a des nuits comme ça
Ou le cœur est livide sans joie
Il y’a des maux qui délirent des fois
Avec la bouche close
Cette douleur en overdose
Tu me combles de bonheur
Mais, sans toi…
Ma vie n’est plus qu’un leurre …
Il y’a des jours parfois
ou je pleure sans toit
Le soleil s’éclipse de mon ciel
Je me sens toute frêle
Avec ton souvenir dans mes nuits
Avec tes mots incrustés dans mes plis
Avec pour seul réconfort l’oubli
Qui ne vient pas vers moi …
Alors je pleure
Et je sombre dans mon leurre
Mais toi tu n’es jamais loin
Tu me tends toujours la main
Tu m’offres des perles à mon destin
Ton soupire me sert de cure et de soin
Je submerge doucement de mon chagrin
Et proche de moi, enfin, tu demeures
Même si ce n’est qu’un leurre!
© Texte, tous droits réservés, Ibtissem Sassi
© Toile, tous droits réservés, Bachir Yanat
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08 mai
MohammedRafiqElena Martinez, poeme
Au grès des jours qui coulent irrémédiable
Tu deviens une parcelle de l’inexplicable
Tu coules si librement dans mes veines
Que j’en oublie mes doutes et mes peines
J’en oublie tout…
Les secondes sans tes bras s’allongent
En d’interminables semaines qui me rongent
Les nuits revêtent leurs habits de promesses
Mais se figent dans l’absence de tes caresses
De tant forcer mon imagination
J’en ai perdu la raison
Dans ce grand lit bleu solitaire
Mon corps brûlant se désespère
Et il supplie l’empreinte de ta peau
Pendant que les heures se déchirent
Pleurant d’infinis lambeaux
J’en oublie tout…
Tes yeux, ta bouche ne me suffisent plus
Dans l’obscurité, je me sens fragile et perdue
Viens me reconduire, donne-moi la main
Car j’ai si peur de faire seule le chemin
Menant au jardin fou de mes reins
Les mots qui m’étouffent, je ne peux m’en libérer
Ce que mon cœur ressent, je ne peux le traduire
Comment te le dire? Je suis habitée
Mes baisers mouillés sur ta peau qui glissent
Mes lèvres émues sur toi s’éternisent
J’en oublie tout…
© Tous droits réservés, Elena Martinez
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07 mai
MohammedRafiqGaëtan Parisi, poeme
J’ai peur
Peur d’aimer
Peur d’être moi
Peur de me tromper
Peur de dire non
Peur de dire oui
J’ai peur de tout
Mon cœur est fendu par la peur de vivre
Vivre la peur de souffrir
Souffrir et mourir
Chaque fois que la lune pousse le jour
En pleine conscience
Je vis cette errance
La peur au ventre
Et je pleure
Je pleure
Je pleure
Ce rêve en or
Le fantôme de ton corps
Qui hante mes remords
Sous une toile de sang
De sang blanc
Blanc comme un sarong sans fils
Sans fils croisés
Inachevé
Recolle mon ombre à tes pas
Décolle cette solitude qui ne me lâche pas
J’ai peu
De rancœur
Est-ce un leurre
Je peux
Ouvrir les yeux
Pour rêver mes illusions
Et ensevelir les désillusions
Je veux
Un soleil bleu
Un ruisseau vert
Un nouvel univers
Pour un avenir en vers
Va va va
Le temps
Les rides envahissent
Mes cicatrices
Mes pleurs
Noient les souvenirs
Les saisons composent un poème
Que j’aime
J’entends
Venir le vent
Un vent léger
Un souffle de délicatesse
Balancer d’une caresse
L’instant nouveau
Le renouveau
Un sentiment sur fond de joie fine
Perceptible à certains moments intimes
Quand je prends pieds
Pieds sur cette terre ferme
Sans ressentiment
Juste un bonheur infime
Vivre sous une pluie fine
Ivre de ce qui est bon pour toi
Pour toi et moi
Vivre cet émoi
Ivre
Vivre
Enfin vivre
Dans cet espace plus grand
Très grand
Géant
Du cercle de tes bras
Je suis libre
Libre
Comme les mots d’un livre
Que j’ouvre pour la première fois
Libre
D’engager un destin
Libre
D’arpenter les déserts
De joyeusement dévaler
Les chemins escarpés
De déguster les vallées
Aux gorges dévoilées
Je suis ivre
Ivre
De ces territoires sans fond
De ces blancs voilages
De ce beau voyage
Un mirage
Sans âge
Sans frayeurs
Sans douleurs
Sans erreurs
Sans peurs
Avec toi
Mon coeur
© Gaëtan Parisi 14/02/2012
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04 mai
MohammedRafiqMohammed-Yousfi, poeme
« Epitre » écrit(e) en réponse à « Psaumes » de notre amie poétesse, la talentueuse Mamia Bouali que je salue cordialement.
Le poème a été publié sur le blog de notre cher ami Mohammed Rafiq que je remercie chaleureusement pour son amour de la poésie et pour tout le travail de diffusion qu’il accomplit avec beaucoup d’altruisme et d’abnégation.
voici le lien pour lire « Psaumes » : http://goo.gl/8uwqw
Epitre
Je séduirai tous les instruments
Des musiques et ma poésie
Je frotterai mes vers
Au second degré de la frénésie
Je soufflerai dans mes rimes
La brise légère des bercements
Je gratterai les cordes sublimes
De tous les verbes
Pour les réveiller dans leur superbe
Je percuterai allegro les mots
Afin de les traduire en battements
Et sur les claviers divers
De toutes les langues de l’univers
Piano je te jouerai d’infinis frôlements…
Je serai l’homme-orchestre
Seul à trois temps
Luth, orgue, violon,
Cithare, flûte, accordéon,
Piano, cornemuse, balafon…
Notes et sons à plusieurs tons
Pour te composer de tous mes doigts dextres
Un sacré baisement
Ou te donner tout simplement
Un baiser
Et apaiser
La cadence
De ta transe
Ses pas de danse
Au rythme intense
De mon aimance.
Mohammed Yousfi
Saidia (Maroc) , 31 avril 2012
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01 mai
MohammedRafiqMohammed-Yousfi, poeme
Au nom du Pèze,du Fisc et du Saint-Profit
Notre père qui es au bureau,
Que le travail soit léger
Que les patrons partent en vacances
Que notre volonté soit faite…
Au bureau comme à la maison
Donne-nous aujourd’hui un jour de congé
Une semaine de récupération
Et un mois de réflexion
Pardonne-nous nos absences
Comme nous pardonnons aussi
A ceux qui nous font travailler
Ne nous soumets pas aux licenciements
Ni aux baisses de salaire
Ni aux embargos et aux heures supplémentaires
Mais délivre-nous de cet enfer
Car c’est à toi qu’appartient le pouvoir
D’augmenter notre salaire et nos jours de congé
Tout en diminuant notre travail …
Amen…!!!
Je vous offre du muguet et vous souhaite un bon repos et une joyeuse fête du travail !!!!!
Mohammed Yousfi
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