12 mar
dades2013poeme
© Toile, tous droits réservés, Halima Doua
Je ne veux plus de cette colère qui me nuit
Elle m’habite, détruit mon âme jour et nuit
Je ne supporte plus ces sentiments qui me ravagent
Passivité, indifférence et mes cris de rage
Ces souffrances me déchirent creusent ma tombe
La sérénité me fuit, la paix me snobe
Je veux me remplir de joie, rien qu’une fois
Croire à l’amour, en l’avenir avoir la foi
Hélas, la haine et le mépris sont devenus rois
Je veux me libérer de ce dégoût, de cette haine
Je me demande ou cette rancune m’emmène ?
C’est comme un boulet que je promène.
Je rêve d’avoir le salut de mon âme
De voir la paix régner et effacer les larmes
Oui, j’ai besoin de cette paix énormément
Pour expulser de mon corps ces sentiments
C’est comme un poison qui me ronge réellement
Pourquoi suis-je amère, pleine de dépits
Ces guerres atroces me dégoûtent sans répit
Je veux comprendre, trouver des réponses
A ces questions qui me tourmentent avec insistance.
Pourquoi y-a-il tout ce sang qui coule par terre
Souillant les mains, éclaboussant les murs ?
Et tous ces cadavres et ces pauvres corps
Mutilés qui agonisent, se tordent de douleur ?
Pourquoi ces tueries dans les berceaux ?
Dites-moi pourquoi ce silence monstrueux
Cette compassion, ce chagrin silencieux ?
Je ne supporte plus ces regards accusateurs
Pleins d’indignation et de douleurs
Ces questions me travaillent, me torturent !
Est-ce que ça finira un jour ??
Répondez-moi, je vous conjure !!!
@Rachida Zaidi, tous droits réservés
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Invitée à participer au Biennale International de Florence
Voici le lien du comité du jury de sélection:
http://www.florencebiennale.org/e_giuria.php
18 fév
dades2013Videos
Chers amis ,
ravi de vous présenter un homme de lettres exceptionnel, le Libanais Makram Khalife qui présente son roman » Safinat Al Hayat » ( Le Voilier de la Vie) . Il s’agit d’un roman autobiographique débordant d’expériences de vie si riches et si enrichissantes. En effet, l’auteur puise de sa propre vie,, de ses voyages à travers le monde pour écrire ce parcours de vie plein d’expériences, de luttes, de peines, de souffrances, de déboires et d’espoir. Le voyage aux autres pays arabes et occidentaux, surtout la France, a permis à l’auteur de s’ouvrir sur l’autre, de le comprendre et de le respecter, de l’accepter et de l’estimer. Quoi de plus riche que de s’ouvrir sur les autres peuples, boire de leur civilisation, découvrir leur culture, leur patrimoine, leurs traditions et leur mode de vie! Cela ne peut que détruire toute haine dans les cœurs et chanter le respect de l’autre, la tolérance et la fraternité.
Tout cela , notre romancier l’a vécu et le raconte merveilleusement dans son roman. Cela ne peut nous étonner quand on sait que les Libanais adorent les voyages et les aventures, les conquêtes et les découvertes, ces éternels voyageurs dans le temps et dans l’espace!
Bonne visualisation.
14 fév
dades2013poeme, Saint Valentin
La nuit tombe et tu t’endors.
Si fragile dans le sommeil,
J’ai peur qu’à ton réveil
Tu ne vois plus l’or
Qui brille au fond de mon cœur.
La lune luit
Mais ne révèle pas tes rêves.
Ta main esquisse une caresse.
Est-ce moi que tu cherches ?
Je voudrais en être sûre.
La nuit est claire et douce.
Aucun bruit ne trouble ton sommeil.
Ma main se fait douce
Pour effleurer ta joue.
Sur notre amour je veille.
Dors mon amour.
Sur les rivages de la nuit
Ce soir tout est tranquille.
Demain au petit jour
Nous nous aimerons encore.
Reine Bataillou.
14 fév
dades2013poeme, Saint Valentin
Dors, mon amour,
Je suis là, près de toi…
Mon corps amoureusement
Se blottit contre le tien…
Je ne veux pas te réveiller,
Je veux juste sentir
Ta chaleur m’envahir !
Ma main tout doucement
Se pose sur ta poitrine…
Je ne veux pas te réveiller,
Je veux juste sentir
Ton cœur qui bat pour moi !
Ma bouche délicatement
Caresse ton épaule…
Je ne veux pas te réveiller,
Je veux juste sentir
Ta peau sous mes lèvres !
Le petit matin te réveillera
Souriant tendrement
À tes rêves d’homme…
Attendant impatiemment
La nuit prochaine
Qui me ramènera
Dans tes bras !
Véronique Audelon.
14 fév
dades2013poeme, Saint Valentin
J’inventerai…
Des mots
Parsemés d’étoiles,
Saupoudrés de passion…
Des mots
À faire pâlir la lune,
À ternir le soleil…
Des mots
À noyer l’enfer,
À capturer l’éternité…
Pour écrire de ma plume
Trempée dans l’encre de tes yeux,
Le plus beau des poèmes
Gravé en filigrane sur ta peau !
Ode à l’homme que j’aime,
D’un amour
Tellement grand…
Qu’il pourrait engloutir
Les mers et les océans,
Les couler en son regard,
Pour m’y noyer dedans…
Chaque fois que ses yeux
Se posent sur moi !
Véronique Audelon.
14 fév
dades2013poeme, Saint Valentin
Par une douce nuit,
J’ai trouvé les clefs de ton cœur,
Lorsque je suis entré sans bruit,
J’ai forcé les portes du bonheur !
Avec toi juste une nuit,
J’ai aperçu un recoin de paradis !
Comme un jardin glamour,
Où pousseraient les fleurs de ton amour !
Crois-moi, nous serons unis,
Tant que l’amour portera ses fruits !
Peut-être pour l’infini,
Le jour comme la nuit !
Aurais-je ma place au paradis ?
Mais si tu veux de moi,
Je me ferai tout petit,
Pour une nuit, une vie avec toi !
Sylver Belhache.
10 fév
dades2013mostafa houmir, Mostafa Houmir, nouvelle, poeme
De toutes les croyances
Dites
Combien de sillons faut-il encore creuser
Dans le front de ces hommes âgés
Combien de vieilles épuisées
Faut-il abandonner à jamais
Dans les hospices glacés
N’en avons-nous pas assez?
Dites
Devrons-nous encore bâtir des prisons
Pour torturer de pauvres innocents
Parce qu’ils ont osé dire non
Aux despotes, aux tyrans
Exprimant leur rébellion
Contre la tyrannie et l’oppression
Faut-il encore les bâillonner
Les museler, les oppresser
N’en avons-nous pas assez?
Dites
Combien de murs faut-il encore construire
Pour séparer pères, frères et sœurs
Pour enfermer, étouffer et cloître
Combien de barbelés, de fils de fer
De camps, de clôtures, de frontières
Pour nous éloigner, nous isoler, nous haïr
N’en avons-nous pas assez?
Dites
Combien d’armes meurtrières
Combien de bombes nucléaires
Devrons-nous encore construire
Pour exterminer nos frères
Pour nous auto-détruire
Et anéantir notre Terre
N’en avons-nous pas assez?
Dites
Combien de mers à polluer
Combien de forêts à brûler
Combien de rivières à souiller
Combien d’animaux à exterminer
Combien de plaines à dévaster
Combien de richesses à dévorer
Combien de catastrophes à provoquer
Combien de fortunes à entasser
N’en avons-nous pas assez?
Dites
Combien de rêves allons-nous encore voler
Combien de filles allons-nous violer
Combien de femmes allons-nous voiler
Combien de chérubins allons-nous déchirer
Combien de colombes allons-nous blesser
N’en avons-nous pas assez?
Dites
Combien de mères ferons-nous encore pleurer
Combien d’orphelins donnerons-nous à la rue
Combien d’égarés vont-ils encore errer
Combien d’affamés vont-ils crever
Combien de plaintes, de complaintes, de serments
Combien de prières, de pleurs, de confessions
Combien de cœurs terrassés
N’en avons-nous pas assez?
Dites
Combien d’horreurs, combien d’ignominies
Combien de lâchetés, combien de félonies
Combien de complots, combien de trahisons
Combien de collusions, combien de poisons
Combien de virus à propager
Combien d’idéologies à inoculer
Combien de discours à prononcer
N’en avons-nous pas assez?
Dites
Combien d’indésirables à exiler
Combien d’intouchables à mépriser
Combien d’insurgés à fouetter
Combien de femmes adultères à lapider
Combien de sorcières à brûler
Combien d’aliénés à interner
Combien de misérables à exploiter
Combien de suspects à espionner
Combien d’évadés à pourchasser
N’en avons-nous pas assez?
Dites
Combien de filles allons-nous encore prostituer
Combien de jeunes allons-nous droguer
Combien de désespérés allons-nous suicider
Combien de cris faut-il encore étouffer
Combien de bouches faut-il museler
Combien de soleils faut-il voiler
Combien d’amoureux allons-nous encore divorcer
N’en avons-nous pas assez?
Dites
Combien de despotes nous faut-il encore
Combien de Néron, de Pinochet, d’Hitler
Combien de marécages, de gouffres, d’enfers
Combien d’apocalypses, combien de guerres
Nous faut-il encore
Combien de sang faut-il encore verser
N’en avons-nous pas assez?
Dites!
Humains,mes frères
Habitants de la Terre
Citoyens du monde
De toutes les races
De toutes les croyances
de toutes les couleurs
Dignes et fiers
Enfin libres
Criez haut et fort:
ASSEZ!!!
Mostafa Houmir (droit d’auteur).
Biographie de Mostafa HOUMIR
Né à Oujda, au Maroc le 5-9-1959.Professeur de français au collège.Poète,comédien,metteur en scène et nouvelliste.Il réside à Agadir depuis 1966.Ses nouvelles et poèmes sont publiés dans des recueils collectifs au Maroc et dans des quotidiens nationaux.
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31 jan
dades2013poeme
© Toile(le poète), tous droits réservés, Iman Omar
Je me suis fait tout petit
Devant la noblesse
De tes mots
Devant leur ardeur
Devant leur teneur
Devant leur profondeur
J’ai appris
Des mots
Des verbes
Et des adjectifs
Qui m’ont aidé à m’exprimer
Je me suis fait tout petit
Devant la grandeur de ton âme
Devant la sagesse de tes propos
Devant l’histoire de ton histoire
Et j’ai rêvé que tu étais
La plus belle des poésies
La plus charmante
Des femmes qui un jour
A su enfanter
L’ivresse des mots
Et la tendresse du désir
De se retrouver
Et de pardonner aux autres
Même à celles et à ceux
Qui un jour t’ont effleuré
De leurs paroles désobligeantes
Tu as su pardonner
Tu as enfanter l’amour
En l’adoptant
En le rendant célèbre
Car tu as sues dire
Aux autres comment
Se comporter
Je me suis réfugié
Quelque part en toi
Seulement pour pourvoir
Me reconnaitre
Et j’ai appris
J’ai écouté ton souffle
J’ai écouté aussi ta voix
Qui chantait l’amour
Cet amour qui faisait de toi
La diva de la tolérance
Et du savoir se comporter
Du savoir aimer sans trahir
Du savoir dire sa vérité
Je me suis fait tout petit
Et j’ai appris à faire
La différence
Entre ce que je vois
Et ce que les autres
M’ont appris sur toi
Et j’ai alors conclu
Que tu resteras toujours
Célèbre dans mon cœur
Pour avoir été un jour
Magicienne et poète.
Abder Rachid
le 14/01/2013 @ tous droits réservés
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22 jan
dades2013mohammedelqoch, poeme
Toile : ‘L’ora del tè’ di Karl Gampenrieder (1860 – 1930)
Chaque jour, je la croise
Sur mon chemin, cette femme
Vêtue de noir des ladys
Elle regarde droit devant
L’allure svelte et noble
Comme un joli refrain
D’une si belle chanson
Que chantent les mômes
Avant le crépuscule
J’entends même
La musique naître sous ses pas
Sur l’allée fleurie
Ses souliers pourpres
Et un et deux et trois
A rythmes cadencés
Traversant la chaussée
La lumière projette
Sur son visage radieux
Mille étincelles réjouissant
Ses joues roses comme les roses
Qui éclosent un matin
Un beau matin de printemps
Sur l’avenue déserte
Elle se faufile, sereine,
Sous l’ombre des palmiers
Agréablement penchés
S’inclinant sur son passage
Pour lui souhaiter
Belle randonnée matinale
Ces cheveux agréablement tissés
Et quelques mèches blanches
Descendent de son front blanc
Sans rides malgré l’âge,
Les jours de tempête
Et les orages
Ses yeux, couleur noisette,
Reflètent un bien-être exquis
Venu d’ailleurs perturber
Les passants rares
De ce matin de dimanche
Et quand la pluie se mit à tomber
Elle n’avait aucun parapluie
Et je courus à sa rescousse
Déployant mes ailes
Pour l’abriter
Je découvris sur ses yeux
Un somptueux jardin
Et des fontaines qui coulent,
Se jouent de sa belle chevelure
Et le long de ses joues
Tout rime en elle cette femme
Que je croise, chaque jour
Drôle de dame en noir
Qui pare mes songes…
De bout en bout
© Mohammed El Qoch © 2009
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21 jan
dades2013mohammedelqoch, poeme
Le vent ne se lasse
Impétueux
Efface nos traces
Sur le sable
Qui avance
Inlassablement
De dune en dune
Beugle et nous parle,
Et nous chatouille
La peau
Dans le silence
Absolu
Adieu
Sourire que je croyais
Eternel
La lumière
Met les voiles
Le silence agace,
Irrite
Nostalgie et mélancolie
S’allient
J’ai cherché
Inlassablement
L’ombre de son ombre
Rien que la pénombre
Sombrent le cœur
Et l’âme
Dans une profonde
Léthargie
Une lueur d’espoir
Un petit recoin
Dans les ruelles
De la médina
J’erre
Sous sa fenêtre
Mal éclairée
Je me réfugie
Je murmure
Je soupire
Je délire
J’attends
Patiemment
Son ombre
Se faufile
S’insinue
Perturbe
Mon cœur
S’exile au fond
Des ténèbres
Les cents pas
Que je compte
A l’infini
Malgré l’orage
Et les premières
Gouttes froides
Sur ma tête nue
Les unes ruissellent
Mon front
Les autres se ruent,
M’inondent,
Me baisent les épaules
Me soulagent
Je frissonne,
Frémis
Plaisir insensé
Coule goutte, coule
Le temps s’en va,
Me soule
Je te déguste limpide
Ma langue aride
Ma soif insipide
Goutte, vient,
Apaise mon désir
Atténue et avive
Mon plaisir…
Je sens le parfum
De la terre qui s’éveille
Charmée par l’eau
Pénétrant ses entrailles
Elle s’offre
Toute entière
Comme
L’amante de Saigon
J’entends un air
Une belle mélodie
» La flûte enchantée »
J’étais Tamino
Sur le seuil de Pamina,
Poursuivi par la nuit
Profonde,
Le serpent
Et le bruit
Doux de la bruine
Qui bruinera
Jusqu’à l’aurore
Les vingt trois coups
Chantés
Je regagne
Ma chambre
Sans lucarnes
Je brûle trois cierges
Je sens l’encens
Je ferme les yeux
J’entends un roucoulement
Est-ce une colombe
Ou mon ange?
Eparpillés
Mes maux voyagent
Des bateaux
Naissent à l’aube
Que les vagues
Emportent si loin,
Des matelots
Se pressent
Le vent lèche les mâts
Et on entend
Les cris stridents
Des mouettes
Zébrant le ciel
Ma vie
N’est qu’un songe
D’une longue nuit
D’hiver…
© Mohammed El Qoch 2012
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